Navigation · Journal de bord
De 2 à 6 milles : ce que ça change à bord
Franchir les 2 milles d'un abri change concrètement l'armement du bateau. Ce que ça implique pour une sortie type.

Il y a une sortie où on se surprend à s'éloigner un peu plus que d'habitude. La côte rétrécit, l'abri le plus proche n'est plus à un jet de pierre, et sans qu'on l'ait vraiment décidé, on vient de changer de zone de navigation.
Le critère, c'est la distance d'un abri
Ce n'est pas la distance à la côte qui compte, ni la météo du jour : c'est la distance à un abri. Un abri, c'est un port, une zone protégée, un endroit où se mettre à couvert en cas de coup dur. Tant qu'on reste à moins de 2 milles d'un abri, on navigue dans la zone la plus proche du littoral. Passé ce seuil, et jusqu'à 6 milles, on entre dans la zone suivante.
C'est un changement progressif dans le paysage, mais un changement net dans ce qu'on doit avoir à bord.
Ce qu'on embarque en plus
Concrètement, franchir les 2 milles, c'est passer d'un armement pensé pour rester à portée immédiate de secours à un armement pensé pour un incident qui prend plus de temps à se résoudre. On ne navigue plus avec l'idée qu'on peut rentrer en dix minutes.
Dans le coffre, ça se traduit par des équipements qu'on n'avait pas besoin de sortir avant : un moyen de repérage pour une personne tombée à l'eau qui reste visible et récupérable même si le bateau met plus de temps à revirer, des feux à main pour se signaler de loin, un compas pour tenir un cap sans se fier uniquement à la côte qu'on voit encore, une carte de la zone qu'on fréquente. On ne navigue plus seulement à vue.
Ce que ça implique pour une sortie type
Concrètement, ça change la préparation avant de partir. On regarde la carte de la zone, pas seulement le plan d'eau immédiat. On vérifie qu'on sait se repérer sans se fier uniquement aux repères familiers du bord de mer. On embarque de quoi se signaler à plus grande distance, parce qu'un signal visible à 200 mètres ne sert à rien à 3 milles d'un abri.
Et on garde en tête que la zone suivante, jusqu'à 60 milles d'un abri, change encore la donne, avec un armement pensé pour une autonomie plus longue en cas de problème.
Le détail complet, zone par zone
Ce billet raconte le passage d'une zone à l'autre tel qu'on le vit à bord. Pour la liste précise de ce qu'impose chaque zone de navigation, équipement par équipement, direction le référentiel sécurité : c'est là que vit le détail complet, à titre indicatif, pour chacune des quatre zones.
Changer de zone se prépare rarement en une fois : c'est une liste d'achats et de révisions étalée sur plusieurs mois. La tenir dans un inventaire de sécurité permet de distinguer ce qui est déjà à bord, ce qui manque et ce qui reste à vérifier, au lieu de refaire le point de mémoire à chaque étape.
Passez de la lecture à la vérification
Vérifiez ce qu’il faut réellement embarquer
Répondez à six questions sur votre bateau et votre navigation. Mon Bosco prépare une liste adaptée à votre situation.
Vérifier mon équipementÀ lire ensuite
Préparez la prochaine sortie

Sécurité · 02/09/2026
Après un homme à la mer : froid, épuisement et appel des secours
Une personne remontée à bord peut rester en difficulté. Le froid, l'épuisement et une blessure justifient une surveillance et un contact précoce avec les secours.

Sécurité · 02/09/2026
Brouillard en mer : décider avant de ne plus voir
Lorsque la visibilité baisse, les gestes simples deviennent plus difficiles. Le bon moment pour préparer la VHF, la veille et le repli se situe avant l'entrée dans la brume.

Navigation · 02/09/2026
Entrée de port difficile : décider de renoncer assez tôt
Un port marqué sur la carte n'est pas toujours un abri accessible. Le plan B doit être choisi avant que l'entrée ne devienne la seule option.
