Zone de navigation · Division 240

Navigation hauturière : au-delà de 60 milles d’un abri

Préparer les grandes familles d’équipement attendues pour une navigation au-delà de 60 milles d’un abri.

Mis à jour le 01/08/2026. Division 240 éd. 21/05/2026

Voilier hauturier naviguant au large sur une mer calme

Référentiel sécurité

Navigation hauturière · au-delà de 60 milles

Éd. 21/05/2026

Au-delà de 60 milles d’un abri, la navigation entre dans le domaine hauturier et demande le niveau de préparation le plus complet du référentiel.

Anticiper l’éloignement

L’objectif n’est plus seulement de signaler une difficulté, mais de conserver des moyens de communication, de localisation et de survie cohérents avec l’éloignement. Une défaillance banale près du port peut prendre une autre dimension au large.

La durée de navigation, la fatigue, les quarts et l’évolution des conditions deviennent des éléments centraux de la sécurité.

Les capacités à préserver

En complément des zones précédentes, organisez le bord pour pouvoir :

  • déclencher et transmettre une alerte ;
  • être localisé par différents moyens ;
  • communiquer même après une avarie ;
  • abandonner le bateau si la situation l’impose ;
  • suivre la position et la météo ;
  • assurer les premiers secours ;
  • conserver les documents et procédures accessibles.

Les pages alerte et détresse, sauvetage et navigation servent de points de contrôle.

Organiser et répartir

Répartissez les équipements par usage et évitez qu’un seul événement rende tous les moyens indisponibles. Indiquez leur emplacement à l’équipage et contrôlez les dates portées sur les équipements et leurs documents.

Un inventaire clair permet de retrouver rapidement la notice, la révision ou la personne responsable d’un contrôle.

Préparer des scénarios simples

Sans transformer la sortie en exercice permanent, discutez des situations prioritaires : homme à la mer, voie d’eau, incendie, perte d’énergie, problème médical ou abandon. Chacun doit connaître le premier geste et le moyen d’alerte associé.

Erreurs fréquentes

  • accumuler des équipements sans organiser leur usage ;
  • dépendre d’une seule alimentation ou d’un seul appareil ;
  • ignorer les limites physiques et la fatigue de l’équipage ;
  • ne pas réviser le plan après une modification du bateau ;
  • confondre équipement réglementaire et préparation complète.

Construire votre liste

Utilisez le diagnostic Mon Bosco, puis confrontez les indications obtenues au texte officiel et aux caractéristiques précises du bateau. La liste obtenue devient un inventaire de sécurité une fois enregistrée : sur un programme hauturier, où les échéances de radeau, de balise et de pyrotechnie ne tombent jamais ensemble, c’est ce suivi dans la durée qui fait la différence, pas la liste établie une fois.