Situation à bord · se préparer

Donner l'alerte : qui prévenir, comment, et ce qui doit être prêt

Alerter les secours depuis un bateau : moyens disponibles, ce qui doit être décidé avant de partir, et les gestes prescrits par les textes.

Mis à jour le 30/08/2026. Division 240 éd. 21/05/2026

Balise de détresse et feux rouges à main rangés dans un coffre accessible

Référentiel sécurité

Alerte · joindre les secours

Éd. 21/05/2026

Une alerte donnée trop tard, ou donnée à la mauvaise personne, coûte plus de temps que tout le reste de l'intervention. Cette page ne décrit pas une procédure de secours : elle décrit ce qui doit être en place à bord pour que l'alerte parte vite.

Ce qui se passe

Le réflexe est le téléphone. C'est presque toujours le moins bon choix.

Un appel téléphonique relie deux personnes : vous et votre correspondant. Un appel VHF sur le canal 16 est entendu par le CROSS, par les sémaphores et par tous les navires à portée, dont celui qui se trouve à un mille de vous et que vous ne voyez pas. La VHF transforme un appel en diffusion, et c'est cette diffusion qui fait gagner du temps.

S'ajoute la question de la position. Le CROSS ne peut engager de moyens que vers un point. Un plaisancier qui décrit sa position par des repères visuels (« devant la pointe, après la bouée verte ») fait perdre de longues minutes à des sauveteurs qui ne voient pas ce qu'il voit.

Ce qui doit être décidé avant

L'alerte se prépare à quai, pas au moment où elle devient nécessaire.

  • Qui prend la VHF. Sous stress, si personne n'a été désigné, chacun attend que l'autre s'en charge. Le chef de bord n'est pas toujours le mieux placé : il a souvent les mains prises par la conduite du bateau.
  • Où lire la position. Le GPS l'affiche, encore faut-il savoir sur quel écran et sous quel format. Le repérer une fois au mouillage évite de le chercher en pleine mer.
  • Si le MMSI est programmé. Une VHF ASN dont le MMSI n'a jamais été saisi envoie un appel de détresse anonyme. La programmation se fait une fois, à quai, et elle conditionne tout le reste.
  • Où sont les moyens. Feux à main et balise ne servent que si l'équipage sait où ils se trouvent sans les chercher.

Les gestes

  • Annoncer MAYDAY trois fois, puis le nom du navire trois fois, puis la position, la nature de la détresse et le nombre de personnes à bord. La position se donne en latitude et longitude, jamais par des repères visuels que les sauveteurs ne partagent pas.

    Texte de référence · UIT-R M.541

  • Émettre sur le canal 16, veillé en permanence par les CROSS et les navires en mer.

    Recommandation · CROSS

  • Depuis un téléphone, composer le 196, qui joint directement le CROSS, et non le 112, qui transite par un centre terrestre.

    Recommandation · CROSS

  • Vérifier que le MMSI est programmé dans la VHF ASN et que l'équipage sait où trouver la position sur le GPS.

    À préparer à quai

Ces gestes reprennent ce que prescrivent les textes et les organismes de secours. Les exécuter sous stress s’apprend en formation pratique : cette page ne remplace pas une formation pratique et ne prétend pas s’y substituer.

Ce que ça implique pour votre bateau

Les moyens d'alerte ne valent que par leur disponibilité réelle : une VHF portable dont la batterie est vide et une balise dont la pile est périmée ne sont pas des moyens d'alerte. Les échéances associées se suivent dans l'inventaire du bateau.

Cette page s’imprime : seules les sections utiles à bord sont conservées, l’en-tête et les liens sont retirés.